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Les mots-clés en référencement

mots clés seopob

En SEO, avant d’inonder son contenu et ses métas de mots-clés, il est important de comprendre de quoi il s’agit.

Définition du mot-clé

Un mot-clé (en anglais “keyword“) est tout simplement une suite de caractère que les algorithmes (ou robots) des moteurs de recherche analysent, reconnaissent et classent.
En référencement, un mot-clé peut être simple (un seul mot) ou multiple (une expression). C’est en fait ce que les utilisateurs pourraient entrer comme requête.

A quoi servent les mots-clés ?

C’est simple, ils servent à orienter le sujet des contenus d’un site. Grâce à l’étude des mots des textes, les moteurs de recherche sont capables de catégoriser un site internet, une page ou un article. La catégorisation est un phénomène qui se développe de plus en plus, grâce aux moteurs verticaux, les bots catégorisent les types de données (vidéos, maps, images…). Certains bots, je prends comme exemple celui de wikio, sont capables d’analyser des contenus et de les ranger dans une catégorie précise de leur index.
On se dit que les grands moteurs comme Google ne le font pas, mais c’est faux, il suffit de voir que grâce à Google Insights, on peut faire des analyses de mots-clés en y appliquant un filtre de catégorie. Dans la pratique c’est moins visible mais tout évolue…

Les différents types de mots-clés

  • Site centric : les mots “site centric” sont des mots “métier”, des mots spécificiques au secteur d’activité du site ou au site lui-même. Prenons par exemple un site de vente de chaussures qui a pour nom “superchausseo”, les mots-clés “site centric” seront : “superchausseo”, “chaussures à semelle dure”, “semelle souple”, “talon compensé”…
  • User centric : les mots “user centric” sont des mots “utilisateur”, c’est à dire des mots-clés susceptibles d’être tapés dans les moteurs de recherche pour accéder à une page. Toujours pour notre site de chaussure, on aura : “chaussures fun”, “chaussures confortables”, “chaussures rouges”…

La catégorisation des recherches

Catégoriser les mots-clés permet aux moteurs de situer une requête sur un marché spécifique. Bien sûr, l’intitulé de la requête, s’il n’est pas général permet déjà de se placer dans un domaine précis et on se dit qu’un contenu optimisé pour les requêtes les plus demandées dans notre secteur (user centric) suffit. Pas forcément…

L’analyse sémantique latente (ou lantent semantic analysis, LSI ou LSA)

Il faut garder à l’esprit qu’actuellement, les données de nos contenus sont traitées de manière automatique. Je ne vais pas vous expliquer en détail ce qu’est la LSI/LSA, le web foisonne d’articles à ce sujet et c’est une notion très compliquée, je vous renvoie sur ce très bon article de Sébastien Billard traitant du LSI (ça date de 2006 mais c’est très bien quand même).
L’analyse sémantique latente consiste à comparer des termes de votre contenu à d’autres termes de votre secteur/produit/activité/catégorie. Concrètement, un robot qui utilise la LSI dans son algorithme sera capable de lire “voiture”, si vous n’utilisez que les mots “moteur”, “carroserie”, “roues”, “volant” etc… On ne sait pas vraiment où on en est aujourd’hui à ce niveau, cependant on pourrait penser que vu l’importance que prend la qualité du contenu en référencement, les moteurs de recherche tendent à utiliser ce genre de méthode pour classer les pages dans leurs index.

Le mot-clé de la fin

  • Rédigez vos contenus de manière naturelle, sans forcément penser aux mots.
  • Définissez des cibles et écrivez pour elles. Ecrivez pour vos lecteurs et pas pour vous.
  • N’utilisez pas que des mots qu’aucun utilisateur n’ira taper dans un moteur de recherche. Essayez de mélanger les notions “user centric” et “site centric”.
  • Répartissez vos mots-clés de façon homogène, naturelle, sans forcément penser densité, fréquence, etc. Si vos profs de français vous ont bien appris à ne pas faire trop de répétition, ça devrait aller.
  • Ecrire pour le web ne s’improvise pas, je vous renvoie vers le Blog Hiseo qui contient des articles passionnants à ce sujet.
  • Je ne suis pas un bon exemple… donc ne faites pas en fonction des contenus de mon blog ;) .

Optimiser ses images pour le référencement

De nos jours, l’optimisation des images est de plus en plus importante lorsque l’on parle SEO.

Pourquoi optimiser ses images pour le référencement ?

  • Une image, c’est du contenu alternatif.
  • Ça apparaît dans des moteurs de recherche verticaux (moteurs spécialisés dans un type de contenu : images, vidéo, maps…) tels que Google images.
  • C’est un impact visuel fort pour les utilisateurs/visiteurs/clients
  • Ça peut apparaître en recherche universelle (j’en parle dans mon article sur Google Image Labeler)
  • Il faut penser au visual rank !

Visual rank ?

Le visual rank, c’est l’équivalent du page rank pour les images. L’ami Google ne l’a pas encore mis en place mais a clairement annoncé qu’il travaillait dessus. Si le poids de cet indicateur est aussi important que celui du PR, il ne faudra pas le négliger; alors pourquoi ne pas préparer ses contenus tout de suite.

Les règles de base d’optimisation des images pour le référencement :

  • Placer l’image dans une balise <img> en html. Cela peut paraître bête mais certains utilisent  le css pour afficher leurs images dans des <div>, évidemment, ce genre de contenu n’est pas crawlé.
  • Utiliser l’attribut “alt” de la balise <img> pour insérer du contenu alternatif (contenu qui n’est pas affiché dans le navigateur) et si possible y insérer des mots-clés (Attention tout de même à ne pas en abuser). L’attribut “alt” doit contenir une brève description de l’image elle même et non du site ou du contenu de l’article où elle apparait.
  • Vérifier que l’image est en rapport avec le contenu de la page dans laquelle elle apparaît. Cela n’est pas forcément obligatoire mais c’est mieux, ça permet d’homogénéiser les mots-clés. Une image qui apparait au milieu d’un contenu en rapport direct avec elle sera surement mieux positionnée.
  • Nommer son image de manière pertinente. Un nom tel que img007989.jpg n’est pas optimal, c’est une donnée qui apparaît dans l’url de l’image, c’est donc sûrement crawlé et pris en compte.
  • Héberger l’image sur le même domaine que le contenu dans lequel elle apparaît. Une image hébergée en externe, ça prend moins de place, ça pourrait apporter du trafic (je pense à l’externalisation sur Flickr par exemple) mais ça ressort moins bien qu’une image placée dans le même domaine que l’article en termes de référencement sur les moteurs de recherche verticaux.
  • Placer les fichiers d’image dans un même dossier pour une url claire et simple du type www.nomdedomaine.com/img/nomdelimage.jpg. Je ne suis pas certain que google crawl les dossiers d’image mais je le pense. On ne sait jamais, peut être qu’il existe des bots spécialisés dans la recherche verticale qui cherchent ce genre de dossiers de médias exclusivement, il existe bien des bots spécialisés dans l’indexation des flux rss… à méditer donc.

Un exemple d’optimisation d’image perso :

Récemment je me suis intéressé aux données Google Analytics d’un petit blog que j’avais mis en ligne il y a 6 mois et qui contient quelques articles. Je ne publie plus dessus depuis quelques mois, je m’attendais donc à avoir entre 0 et 1 visite par jour. A mon grand étonnement, ce blog génère un bon nombre de visites par jours grâce à… une image!

L’image en question est le logo de Deezer, elle est présente en quatrième position sur la requête “Deezer” sur Google images France, deuxième sur “Logo Deezer” sur Google images France et première sur les requêtes “logo deezer” et “deezer logo” sur Google images US.

classement du logo Deezer sur google images

Résultat sur Google images :

résultat sur la requête logo deezer

  • On remarque que l’alt de l’image apparaît (”Logo du site Deezer”), sa taille, son poids, et le domaine sur lequel elle apparaît (pas forcément celui sur lequel elle est hébergée).

Résultat lorsque l’on clic dessus :

résultat Deezer cliqué

  • L’url d’hébergement et donc le nom de l’image apparaissent.

N’hésitez pas à réagir, surtout si vous avez d’autres tuyaux !